Alice au pays des saveurs

Une armoire remplie de bonbons, d’herbes candies, de gelées et de confitures, de pickels, d’huiles et vinaigres parfumés,d’épices chaudes… Ouvrez la porte et partagez…

mercredi 16 juillet

Smothie Chèvre Framboises à la Marjolaine et Stévia

Je vous en ai parlé hier. Voici donc le dessert aux framboises du jardin. Un dessert qui aurait pu être un peu trop riche si j'avais utilisé du sucre. Comme je voulais tenter l'association marjolaine (! pas origan: il n'a pas du tout le même goût) avec des framboises, je suis allée faire un tour dans mes humbles plantations. Et... et alors?... La Stévia c'est présenté à moi comme une évidence pour cette recette.

La Stévia, c'est toute une histoire pour moi. Elle m'a été présentée par Anne et José lors de la journée "Nature admise" qui a eu lieu en mai à Gembloux. La stévia je ne vous en parlerai  jamais aussi bien que José. Mais je voulais tout de même vous en dire quelques mots en attendant que notre expert lui dédie un billet sur son blog. Voici les renseignements que j'ai pu glaner à gauche et à droite à son sujet.

LA STEVIA

Stevia_ribaudiana_planto_003L’histoire de la culture de la stévia commence au Paraguay et au Brésil. A l’origine, la stévia poussait seulement dans la partie sud de l’amérique du Sud. Les indiens de la tribu des Guaranay connaissent la stévia depuis des siècles en raison de son goût sucré car ils utilisent les feuilles pour sucrer leurs tisanes. La stévia est souvent nommée „la plante sucrée du Paraguay" et on la décrit aussi souvent comme étant la plante la plus sucrée du monde.
La stévia est apparue en Europe pour la première fois au 16ème siècle quand les conquérants espagnols ont appris par les habitants de l’Amérique du Sud que cette plante possédait une incroyable pouvoir de sucrer les aliments.
Depuis plus de 25 ans, les consommateurs japonais utilisent un extrait de la plante, non seulement parce que c’est un produit naturel et sûr, mais surtout parce que c’est un édulcorant sans calories.Mais José vous en apprendra plus sur cet hybride nippon qui , d'après ce que j'ai pu comprendre, ne correspond plus vraiment à la plante traditionnelle.

La stévia est une plante résistante issue de la famille des Asteraceae. Cette famille regroupe des plantes connues comme par exemple le pissenlit (dents de lion), le tournesol et la chicorée. Les feuilles pointues en forme de lance ont une longueur de 5 cm et une largeur de 2 cm, elles poussent diamètralement opposée sur la tige. Dans son état sauvage, la plante atteint une hauteur entre 40 et 80 cm, en culture elle peut atteindre un mètre. La stévia peut même se cultiver sur un sol relativement pauvre. Elle a cependant besoin d’une grande quantité de phosphates. Les plantes peuvent être récoltées cinq fois par an pendant six ans environ si on prend soin de couper la plante au ras du sol après chaque récolte. Si l’on prend soin des racines, la plante se régénère à chaque fois.

La particularité de cette plante consiste à pouvoir remplacer le sucre conventionnel.
Les avantages principaux de la stévia sont :
• la stévia est un produit tout à fait naturel donc non synthétique
• le stévioside (l’édulcorant) ne contient aucune calorie
• les feuilles peuvent être utilisées dans leur état naturel
• grâce à leur énorme pouvoir de sucrer les aliments, on n'a besoin que d’une petite quantité de produit
• la plante n’est absolument pas toxique
• non seulement les feuilles mais aussi l’extrait de stévioside peuvent être chauffées
• la stévia n’a pas d’arrière-goût ou d’aigreur si elle est dosée correctement
• elle supporte une chaleur jusqu’à 200°c
• elle n’est pas fermentée
• elle renforce le goût des aliments
• la stévia a été testée cliniquement et n’entraîne aucun effet néfaste pour la santé même en cas d’utilisation prolongée
• c’est l’édulcorant idéal pour les enfants car il ne cause
pas d’effet de dépendance

Or, conformément à la décision de la commission européenne du 22 février 2000, la stévia n'est pas considérée comme un aliment au sein de l'union européenne et sa vente n'est donc pas légalisée en tant que tel. Les lobbies de l'aspartame et du sucre s'en méfient...on comprend pourquoi: on peut utiliser la stévia comme édulcorant pour remplacer le sucre conventionnel, dans les boissons non alcoolisées ou fruitées, dans les biscuits, dans les conserves, dans les produits à base de tabac, dans les sucreries, dans les confitures, dans les yaourts, dans les chewing-gums, dans les sorbets…, mais aussi dans le thé, dans le café...
Quand elles sont séchées, les feuilles de la stévia sont 40 fois plus sucrées que le sucre conventionnel.

Moi je me méfierais plutôt de ce que j'ai déjà pu lire au sujet des conséquences liées à l'utilisation de tous ces succédanés et édulcorants de synthèse que l'on trouve légalement dans le commerce...et je vais apporter à mon plant de stévia tous les soins qu'il mérite...

STEVIA

Alors, "I went to my little garden, mon p'tit panier sous mon bras" et j'en suis revenue avec des framboises, un beau brin de marjolaine, quelques feuilles de stévia et mon imagination poussée par mon manque de courage a fait le reste.

Smothie Chèvre Framboises
à la Marjolaine et à la Stévia

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Ingrédients pour 2 flûtesframbmarjol4

environ 150 gr de framboises
2 yaourts au lait de chèvre
2 beaux brins de marjolaine (! pas de l'origan)
6 feuilles de stévia

  1. Mixer l'ensemble des ingrédients. Si ce n'est pas assez sucré pour vous, il suffit d'ajouter de la stévia...

  2. ... c'est fini

Laisser reposer au réfrigérateur;
au moment de servir,
rendre un coup de mixeur plongeant
pour le rendre bien mousseux.
Verser dans des verres bien froids.

Plus simple, vous avez?

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Posté par savoureusesaveur à 07:00 - Desserts et douceurs - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 12 juillet

Canard Fumé et son Pesto d'Orties aux Groseilles

Avec un peu, beaucoup de retard, la seconde recette de petites mises en bouche que j'ai présentées lors de notre rencontre du 6 juillet...presque une semaine déjà! La nature est au mieux de sa forme pour l'instant, alternance de pluie et de soleil, elle en profite et nous donne de quoi nous amuser en cuisine et oublier la météo. Lors de cette rencontre, j'ai voulu utiliser au maximum les ressources (plantes, feuilles, fleurs) qui étaient à ma disposition. Les orties sont présentes sur les chemins de campagnes et les petits groseilliers à maquereau que nous avons plantés au mois de novembre nous ont offert leurs premiers fruits. Associer les deux pour en faire profiter tout le monde a donné naissance à cette deuxième recette.

Canard Fumé et son Pesto d'Orties
aux Groseilles à Maquereau

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Ingrédients pour 16 bouchéesDSC_0047a

150 gr de filet de canard fumé tranché et débarrassé de son gras
100 gr de jeunes feuilles d'orties (les sommités)
100 gr de groseilles à maquereau (variété rouge pour moi)
1 bonne càs de câprons
1 bonne càs de feuilles de coriandre finement ciselées
1 oignon rouge finement émincé
2 càs d'huile de tournesol
fleur de sel
poivre noir fraîchement moulu
8 groseilles et quelques feuilles de coriandre en garniture

  1. Mixer ensemble les feuilles d'orties et les groseilles.

  2. Ajouter les câprons, l'oignon et la coriandre. Rendre un coup de mixer.

  3. Assaisonner de poivre et de sel.

  4. Ajouter l'huile de tournesol et émulsionner un peu en rendant un coup de mixer.

  5. Mettre sous film au réfrigérateur.

Au moment de servir,
tapisser la tranche de canard d'une bonne càs de pesto,
embrocher sur une pique
et garnir d'une demi groseille
et d'une feuille de coriandre.

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Posté par savoureusesaveur à 12:00 - amuse-bouche - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 14 juin

Cheescake de Canard au Potimarron et son Crumble de la Garrigue

Il ne fait pas chaud du tout en ce week-end. La cause: des vents polaires qui nous arrivent de la mer du Nord et qui, coincés entre un anticyclone de je ne sais où et une dépression que je ne veux même pas localiser, ne savent plus où aller... ils viennent donc chez nous! 2° au thermomètre cette nuit...vous croyez vraiment que nous sommes au mois de juin?
Je vous confirme que nous y sommes: je viens de terminer mes cahiers de matière - ce que tout soi-disant bon prof rend en chaque fin d'année scolaire et qui, inexorablement, va rejoindre un monceau de paperasses administratives dans les caves de l'école... La forêt amazonienne doit se retrouver pour une bonne partie dans ces archives qui n'intéressent que bien peu de monde, si elles intéressent vraiment quelqu'un...

Bon, petit coup de g... terminé, passons aux choses sérieuses. Je profite d'un instant de relâche pour vous donner à goûter une petite verrine qui nous a réconfortés ce midi. Rapide à préparer, elle a l'avantage de pouvoir se conserver au réfrigérateur et de se laisser apprécier chaude, tiède ou froide. Je peux vous l'assurer, je viens juste de me laisser aller à la gourmandise en mangeant un reste...une verrine froide.
De plus, elle m'a permis d'éliminer un demi potimarron qui squattait le congélateur. On fait de la place pour les fruits d'été...quand ils seront mûrs...

Cheescake de Canard au Potimarron
et son Crumble de la Garrigue

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Ingrédients pour 4 verrines

4 tranches de paincanpotcrumblegarrigue5
5 feuilles de sauge rouge
1 branche de thym citron
persil plat
persil frisé
une branche d'origan
une branche de romarin
10 petites gousses d'ail frais
5 càs d'huile d'olive
1/2 potimarron
125 gr de filet de canard fumé
200 gr de fromage de chèvre frais
5 cl de cr fraîche
3 oeufs
50 gr de farine
sel
poivre noir du moulin

  1. Préchauffer le four à 180°
  2. Griller le pain au grille-pain. Ôter les croûtes et couper en dés.
  3. Au mortier, piller les herbes aromatiques et l'ail.
  4. Chauffer l'huile d'olive et y faire revenir quelques secondes le hachis d'herbes. Ajouter le pain et, à feu moyen, faire revenir jusqu'à absorption totale de l'huile. Le pain doit être bien croustillant. Mettre de côté.
  5. Cuire le potimarron à l'eau bouillante salée. Égoutter et laisser refroidir. Enlever la peau et couper la chair en cubes. Passer au mixer afin d'obtenir une purée fine.
  6. Mélanger au fouet la purée de potimarron avec le fromage de chèvre. Ajouter la cr fraîche, les oeufs entiers et la farine tamisée. Veiller à obtenir un mélange homogène. Saler et poivrer.
  7. Couper le magret en lamelles.
  8. Dans le fond d'une verrine, déposer du crumble aux herbes, surmonter de canard et terminer par le potimarron au chèvre.
  9. Cuire au four 15 à 20 min à 180° au bain marie.

Avec une salade de pousses de daikon
et de lentilles, quelques brins de cressonnette,
des petites tomates cerises,
voilà un plat qui fait plaisir.

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Posté par savoureusesaveur à 22:33 - Volaille, Lapin - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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